Parcours ACTIFS

Découvrir les métiers du social et du médico-social : un panorama pour s’orienter

Les métiers du social et du médico-social attirent des personnes en recherche d’emploi, en reconversion ou en questionnement. Ce secteur qui recrute, reconnu comme porteur de sens par les professionnels qui l’exercent, reste pourtant méconnu : la diversité des publics accompagnés, la variété des structures qui les emploient et les diplômes qui y préparent demeurent souvent des zones d’ombre.

Cet article s’adresse en premier lieu aux personnes qui envisagent une entrée dans ces métiers et souhaitent en cerner les contours avant de s’engager. Il s’adresse également aux professionnels de l’orientation, de l’insertion et de la prescription qui les accompagnent en amont de cette décision.

Nous délimitons volontairement le périmètre de cet article qui couvre les métiers du secteur social et du secteur médico-social, accessibles par des formations de niveau CAP à Bac+3. Les métiers du sanitaire et du paramédical ne sont pas traités, à l’exception du métier d’aide-soignant, dont l’exercice est largement ancré dans les établissements médico-sociaux, notamment auprès des personnes âgées. Les fonctions d’encadrement et de direction sont également en dehors du périmètre de cet article.

Vous trouverez dans cet article un panorama des métiers structuré selon les types de publics accompagnés, les attendus de ces métiers, les perspectives qu’ils offrent, ainsi que les manières de s’y préparer.

Un panorama visuel complémentaire, présentant les 16 métiers regroupés selon le public à accompagner et les passerelles possibles entre métiers, est disponible dans notre article « Cartographie interactive des métiers et de leurs évolutions ».

Le secteur du social et du médico-social se situe au croisement de la santé, de l’action sociale, de l’accompagnement éducatif et du service à la personne. Il rassemble un ensemble d’activités et de services dont la vocation commune est de soutenir l’autonomie, de respecter la dignité et de favoriser l’inclusion des personnes en situation de dépendance, de fragilité ou de perte d’autonomie.

Les publics accompagnés sont divers : jeunes enfants accueillis dans la petite enfance, enfants et adolescents concernés par une mesure de protection administrative ou judiciaire, personnes en situation de handicap, personnes âgées en perte d’autonomie, adultes confrontés à des situations d’exclusion ou de précarité.

Les métiers du secteur se répartissent en trois grands domaines d’intervention :

  • l’accès aux droits et à l’insertion, auprès de personnes en précarité, en situation d’exclusion, ou éloignées de l’emploi. Ce domaine couvre notamment l’accès aux dispositifs administratifs et sociaux, la médiation sociale et l’accompagnement à l’insertion professionnelle, y compris auprès des jeunes en décrochage scolaire ;
  • l’accompagnement éducatif, dans une visée d’autonomie, de développement ou de protection, auprès d’enfants dans la petite enfance, en protection de l’enfance ou en protection judiciaire de la jeunesse, auprès de personnes en situation de handicap, ou encore auprès de personnes victimes de violences ou en situation d’addiction ;
  • le service et le soin à la personne, auprès de personnes en perte d’autonomie, notamment les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

Ces métiers s’exercent dans une large gamme d’établissements et de services : établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), résidences autonomie et services d’aide à domicile pour les personnes âgées ; instituts médico-éducatifs (IME), instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP), établissements et services d’aide par le travail (ESAT), foyers d’accueil médicalisé (FAM) et maisons d’accueil spécialisées (MAS) pour les personnes en situation de handicap ; maisons d’enfants à caractère social (MECS) et villages d’enfants pour la protection de l’enfance ; crèches, halte-garderies et écoles maternelles pour la petite enfance ; centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et foyers de jeunes travailleurs pour l’insertion sociale.

Des missions essentielles :

Les professionnels de la petite enfance participent à l’éveil et au développement de l’enfant, dans un cadre défini par le Code de l’action sociale et des familles (articles L. 214-1 et suivants), qui organise l’accueil du jeune enfant en France. Ils construisent une relation d’attention et de sécurité qui permet de répondre à ses besoins fondamentaux et de soutenir son développement physique, psychique, affectif, cognitif et social. Leur mission consiste notamment à concevoir et mettre en œuvre des activités qui stimulent la motricité, l’expression, la créativité et le raisonnement de l’enfant, tout en l’accompagnant vers l’autonomie et la socialisation. Ces missions s’exercent en crèche (collective, familiale, parentale ou micro-crèche), en halte-garderie, en multi-accueil ou à l’école maternelle.

Aperçu des principales professions :

  • L’accompagnant éducatif petite enfance (AEPE) répond aux besoins fondamentaux des jeunes enfants et contribue à leur développement dans un cadre sécurisé. Le métier est accessible avec le CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (CAP AEPE, niveau 3).
  • L’auxiliaire de puériculture intervient au plus près des enfants pour assurer leur hygiène, leur confort et leur alimentation, et contribue à leur éveil et à leur développement. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP, niveau 4, formation de 12 mois sans condition de diplôme préalable depuis 2021).
  • L’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) assiste les enseignants dans l’accueil, l’accompagnement au quotidien et l’animation des enfants en école maternelle. L’accès au métier passe par le concours d’ATSEM de la fonction publique territoriale, ouvert aux titulaires du CAP AEPE.
  • L’éducateur de jeunes enfants (EJE) travaille auprès des jeunes enfants et de leurs familles pour soutenir leur éveil, leur socialisation et leur développement, dans une visée éducative et de prévention. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE, niveau 6, Bac+3).

Des missions essentielles :

La protection de l’enfance, définie par l’article L. 112-3 du Code de l’action sociale et des familles, vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation. Elle recouvre la prévention, le repérage et la prise en charge des situations de danger, et s’étend aux majeurs de moins de 21 ans en difficulté.

Elle repose sur deux régimes complémentaires : la protection administrative, mise en œuvre par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) sous l’autorité des conseils départementaux, et la protection judiciaire, ordonnée par le juge des enfants. La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), rattachée au ministère de la Justice, prend quant à elle en charge les mineurs en conflit avec la loi. Ces missions s’exercent en établissements (MECS, villages d’enfants, foyers de l’enfance, pouponnières), en placement familial, en milieu ouvert au domicile des familles, ou dans les structures de la PJJ (CER, CEF).

Aperçu des principales professions :

  • Le moniteur-éducateur accompagne au quotidien des enfants et adolescents en structure d’accueil. Il participe à la mise en œuvre du projet éducatif et anime les activités qui favorisent leur socialisation, leur autonomie et leur inclusion. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État de Moniteur-Éducateur (DEME, niveau 4, deux ans de formation).
  • Le technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF) intervient au domicile des familles pour un soutien éducatif, social et pratique. Il vise à prévenir les difficultés, à soutenir la parentalité et à contribuer à l’autonomie des familles. Ses missions peuvent s’inscrire dans le cadre d’une mesure de protection de l’enfance. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État de Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale (DETISF, niveau 4).
  • L’éducateur spécialisé conduit un accompagnement éducatif approfondi auprès de jeunes ou d’adultes en rupture familiale, en difficulté d’insertion sociale ou éducative, ou en situation de handicap. Il exerce en institution comme en milieu ouvert, et conçoit des projets éducatifs individuels et collectifs, en lien avec les familles et les partenaires institutionnels. En protection de l’enfance, il intervient notamment en MECS, en foyer, ou dans les services d’action éducative en milieu ouvert. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Éducateur Spécialisé (DEES, niveau 6, Bac+3).
  • L’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse exerce au sein des services de la PJJ auprès de mineurs concernés par une mesure judiciaire ou en conflit avec la loi. Il conduit un accompagnement éducatif en milieu ouvert ou en hébergement, en articulation avec l’autorité judiciaire. L’accès au métier se fait par concours de la fonction publique d’État de catégorie A, ouvert aux titulaires d’un diplôme de niveau Bac+3. Les lauréats suivent une formation rémunérée de 18 mois à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ).

Des missions essentielles :

Selon la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, l’action à destination des personnes en situation de handicap vise à garantir leur autonomie, leur inclusion sociale et leur pleine participation à la vie de la cité.

Ces missions s’exercent dans une visée d’autonomie et d’insertion sociale, scolaire et professionnelle, au sein de structures spécialisées : instituts médico-éducatifs (IME), instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP), services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) pour les enfants et adolescents ; foyers d’accueil médicalisé (FAM), maisons d’accueil spécialisées (MAS), établissements et services d’aide par le travail (ESAT), foyers d’hébergement, foyers de vie, services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) et services d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) pour les adultes. Elles se déploient également en milieu ordinaire, notamment à l’école, ou au domicile des personnes accompagnées.

Aperçu des principales professions :

  • L’accompagnant éducatif et social (AES) intervient auprès d’enfants et d’adultes en situation de handicap dans les actes essentiels de la vie quotidienne (hygiène, mobilité, alimentation) et dans l’accompagnement à la vie sociale. Il exerce au domicile de la personne accompagnée ou en structure collective. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES, niveau 3). Trois options du diplôme permettent d’orienter son cadre d’exercice : accompagnement de la vie à domicile, accompagnement de la vie en structure collective, ou accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire.
  • L’accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) soutient l’autonomie des enfants et adolescents en situation de handicap dans leurs activités scolaires et périscolaires. Il exerce en milieu scolaire ordinaire ainsi que dans les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS). Les AESH sont recrutés par l’Éducation nationale. L’accès au métier est possible avec le baccalauréat, le DEAES (option accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire), ou un diplôme professionnel équivalent dans le champ de l’aide à la personne.
  • Le moniteur-éducateur (voir section 2.2) intervient également auprès de personnes en situation de handicap, en IME, ITEP, foyer d’hébergement, foyer de vie ou MAS. Il participe à la mise en œuvre du projet éducatif et anime les activités du quotidien.
  • L’éducateur spécialisé (voir section 2.2) intervient également auprès de personnes en situation de handicap, à tous les âges de la vie. Il conçoit des projets éducatifs individuels dans une visée d’autonomie, d’inclusion et d’insertion.
  • Le technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF) (voir section 2.2) intervient au domicile de familles où vit une personne en situation de handicap. Il apporte un soutien éducatif, social et pratique dans les tâches quotidiennes et l’organisation de la vie familiale.
  • L’éducateur technique spécialisé (ETS) assure l’accompagnement éducatif et l’encadrement d’activités techniques auprès de personnes en situation de handicap ou en difficulté d’insertion. Il transmet un savoir-faire professionnel et coordonne des espaces d’apprentissage adaptés, principalement en ESAT, IME ou entreprise adaptée, dans une visée d’insertion socio-professionnelle. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Éducateur Technique Spécialisé (DEETS, niveau 6, Bac+3).

Des missions essentielles :

L’accompagnement des personnes âgées s’inscrit dans le cadre de la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, qui affirme le droit des personnes âgées à choisir leur mode de vie et à préserver leur autonomie. Face au vieillissement de la population, les professionnels du secteur interviennent pour préserver l’autonomie des personnes âgées, prévenir la perte d’autonomie et accompagner celles qui, en raison de leur âge ou de leur état de santé, ne peuvent plus assurer seules les gestes du quotidien.

Ces missions s’exercent :

  • à domicile, à travers les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et les services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) ;
  • en établissement, au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), des unités de soins de longue durée (USLD), des résidences autonomie et des accueils de jour.

Aperçu des principales professions :

  • L’aide-soignant intervient auprès de personnes âgées en perte d’autonomie ou dépendantes, principalement en EHPAD, en unité de soins de longue durée ou à domicile dans le cadre d’un SSIAD. Il assure les soins d’hygiène et de confort, l’aide aux gestes de la vie quotidienne (repas, mobilité), la surveillance de l’état de santé de la personne et sa participation à la vie sociale. Il exerce sous la responsabilité de l’infirmier, dans le cadre d’une responsabilité partagée. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS, niveau 4), formation d’un an accessible sans condition de diplôme préalable.
  • L’accompagnant éducatif et social (AES) exerce également auprès de personnes âgées, à leur domicile ou en établissement. Il accompagne les gestes essentiels de la vie quotidienne (hygiène, mobilité, alimentation), soutient la vie sociale et contribue à prévenir l’isolement. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES, niveau 3), formation d’un an accessible sans condition de diplôme préalable. Deux options du diplôme sont particulièrement mobilisées auprès des personnes âgées : « accompagnement de la vie à domicile » et « accompagnement de la vie en structure collective ».
  • Le technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF) (voir section 2.2) peut également intervenir à domicile, notamment auprès de familles concernées par le vieillissement d’un proche, en apportant un soutien pratique et social ponctuel.

Des missions essentielles :

L’action en direction des adultes en difficulté sociale s’inscrit dans le cadre de la loi du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, complétée par la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (DALO). Elle vise à garantir à toute personne un accès effectif à ses droits fondamentaux (santé, logement, emploi, éducation), à prévenir les ruptures sociales et à accompagner celles qui traversent des situations de précarité, d’exclusion ou de rupture.

Les publics accompagnés couvrent notamment les personnes sans domicile ou mal logées, les demandeurs d’asile et réfugiés, les personnes sortant de détention, les jeunes en errance ou en décrochage, les personnes concernées par des problématiques d’addiction ou de santé mentale, et plus largement toute personne en situation de précarité économique et sociale.

Ces missions s’exercent :

  • en établissements d’accueil et d’hébergement : centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), centres d’hébergement d’urgence (CHU), centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), hébergements d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA), foyers de jeunes travailleurs, résidences sociales, pensions de famille et maisons-relais ;
  • en services d’accompagnement social : services sociaux départementaux, Missions locales, France Travail, accueils de jour et boutiques de solidarité ;
  • en structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) : ateliers et chantiers d’insertion, entreprises d’insertion, associations intermédiaires.

Aperçu des principales professions :

  • Le médiateur social intervient dans les quartiers, les transports publics, les organismes de logement social, les établissements scolaires ou de santé, auprès de personnes en situation de rupture sociale ou en difficulté d’accès aux droits. Il facilite les rapports sociaux, prévient et résout les conflits, et aide les personnes à accéder aux services et à leurs droits. Le métier est accessible avec le Titre professionnel « Médiateur social accès aux droits et services » (MSADS, niveau 4). D’autres voies y conduisent : le CAP Agent de prévention et de médiation (APM, niveau 3), le BPJEPS spécialité animateur mention animation sociale (niveau 4), ou le BUT Carrières sociales (niveau 6, Bac+3).
  • Le conseiller en insertion professionnelle (CIP) favorise l’insertion sociale et professionnelle des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi. Il conduit des entretiens individuels et anime des ateliers collectifs pour aider à construire un projet professionnel, à identifier les freins et à mobiliser les ressources et dispositifs adaptés. Il exerce en Mission locale, à France Travail, en Cap Emploi, dans les structures d’insertion par l’activité économique, en CHRS ou en CADA. Le métier est accessible avec le Titre professionnel « Conseiller en insertion professionnelle » (CIP, niveau 5, Bac+2), formation d’environ dix mois. D’autres voies y conduisent, notamment le BTS Services et Prestations des Secteurs Sanitaire et Social (BTS SP3S, niveau 5), le BUT Carrières sociales (niveau 6), ou une licence professionnelle en intervention sociale.
  • Le moniteur-éducateur (voir section 2.2) intervient également auprès d’adultes en difficulté sociale, en CHRS, en foyer d’hébergement ou en foyer de jeunes travailleurs. Il participe à la mise en œuvre du projet éducatif et anime les activités du quotidien.
  • L’éducateur spécialisé (voir section 2.2) intervient dans les mêmes structures pour un accompagnement éducatif approfondi auprès d’adultes confrontés à des situations de rupture familiale, de précarité, d’addiction ou de sortie de détention.
  • L’assistant de service social (ASS) apporte un accompagnement social global aux personnes confrontées à des difficultés d’ordre matériel, familial, professionnel ou de santé. Il évalue leur situation, les informe de leurs droits, les aide à constituer les dossiers administratifs et les oriente vers les dispositifs adaptés. Il exerce principalement dans les services sociaux des collectivités territoriales, à l’hôpital, dans les caisses de sécurité sociale, en milieu scolaire, en entreprise ou dans le secteur associatif. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État d’Assistant de Service Social (DEASS, niveau 6, Bac+3), formation de trois ans.
  • Le conseiller en économie sociale familiale (CESF) accompagne les personnes en difficulté financière ou en risque d’exclusion sociale dans la gestion de leur budget, du logement, de l’alimentation et de la consommation. Il conduit des entretiens individuels et anime des ateliers collectifs sur ces thématiques. Il exerce dans les services sociaux des collectivités territoriales, dans les hôpitaux, dans les organismes de logement social, dans les caisses d’allocations familiales et dans les associations d’aide à domicile. Le métier est accessible avec le Diplôme d’État de Conseiller en Économie Sociale Familiale (DECESF, niveau 6, Bac+3), formation d’un an après un BTS Économie Sociale et Familiale (BTS ESF).

Les métiers du social et du médico-social reposent sur un ensemble de qualités et de compétences qui ne relèvent pas seulement de la technique. Ils exigent une posture relationnelle particulière, des compétences professionnelles transversales et un engagement dans un cadre déontologique clair. Les attendus présentés ci-dessous sont issus du croisement des référentiels d’activités et de compétences des diplômes cités précédemment et de sources publiques d’observation des métiers (Métierscope de France Travail, Data Emploi). Ils sont partagés par l’ensemble des métiers présentés dans les sections précédentes, quelle que soit la spécialisation.

Une posture relationnelle exigeante :

L’accompagnement d’une personne en situation de fragilité, de dépendance ou de rupture repose d’abord sur la qualité du lien qui s’établit. Empathie, sens de l’écoute et capacité à respecter la personne accompagnée et sa dignité sont au fondement de ces métiers. À cette proximité s’ajoute une exigence tout aussi centrale : la distance professionnelle. Il s’agit de préserver son équilibre émotionnel, de ne pas confondre proximité et intimité, et de savoir prendre du recul face à des situations parfois lourdes. Cette double capacité s’acquiert par la formation, mais aussi par l’expérience et par des temps dédiés : supervision avec un tuteur formé, groupes de parole et ateliers d’analyse des pratiques professionnelles. Ce sont ces temps que Parcours ACTIFS déploie lors des périodes d’immersion en établissement, selon le modèle de l’Action de Formation En Situation de Travail (AFEST), reconnu par le Code du travail depuis 2018 (article L. 6313-2).

Des compétences professionnelles transversales :

Au-delà des gestes techniques propres à chaque métier, ces professions requièrent des compétences communes. L’observation fine des personnes accompagnées, l’analyse des situations et l’adaptation de la posture à chaque contexte sont mobilisées quotidiennement. La rédaction d’écrits professionnels, comptes rendus, bilans, transmissions, structure la traçabilité des interventions, le suivi des personnes et la coordination des équipes. Le travail en équipe pluridisciplinaire est également constitutif de ces métiers : l’accompagnement est toujours collectif, en articulation avec plusieurs professionnels (soignants, éducateurs, psychologues, assistants sociaux, notamment) et avec les familles. Enfin, ces professions supposent une capacité à se former en continu, les pratiques, les cadres juridiques et les enjeux du secteur évoluant régulièrement.

Parcours ACTIFS développe ces compétences transversales à travers plusieurs modalités pédagogiques articulées entre elles. Leur acquisition est suivie tout au long du parcours grâce à une plateforme dédiée qui permet de mesurer les progrès et d’ajuster l’accompagnement.

Un engagement dans un cadre déontologique :

Ces métiers s’exercent dans un cadre déontologique précis. Le respect de la personne accompagnée, de son intimité et de sa dignité en constitue le fondement. Le secret professionnel, encadré par la loi, protège la confidentialité des informations recueillies ; il s’articule avec le principe de secret partagé qui autorise l’échange d’informations entre professionnels dans l’intérêt de la personne. Le non-jugement, la bientraitance et le refus de toute forme de maltraitance sont des exigences constantes, portées collectivement par les équipes et les institutions. Ces exigences sont travaillées de manière explicite dans le parcours de formation proposé par Parcours ACTIFS, à la fois par des apports théoriques et par la confrontation à des situations réelles lors des immersions en établissement, sous la supervision d’un tuteur formé.

Un secteur porteur de sens :

Les métiers du social et du médico-social se distinguent par la nature du lien qu’ils tissent avec les personnes accompagnées. À une époque où le questionnement sur le sens du travail est croissant, ils apportent une réponse tangible : un travail au service de personnes en situation de fragilité ou de dépendance, dont les effets sur leur autonomie et leur inclusion sont directement perceptibles. Cet ancrage dans une utilité sociale claire est régulièrement cité par les professionnels comme l’un des principaux moteurs de leur engagement.

Un secteur qui recrute avec des parcours accessibles :

Le secteur est confronté à une tension de recrutement durable, alimentée par le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins d’accompagnement et la spécialisation croissante des interventions. Les employeurs recrutent régulièrement, avec des perspectives d’emploi stables et un recours important au contrat à durée indéterminée.

Une part significative des métiers présentés dans les sections précédentes sont accessibles sans condition de diplôme préalable : la formation d’aide-soignant (DEAS) et celle d’auxiliaire de puériculture (DEAP) depuis leur réforme de 2021, ou encore la formation d’accompagnant éducatif et social (DEAES). C’est également le cas de la formation de moniteur-éducateur (DEME), accessible sans le baccalauréat. Ces conditions d’accès facilitent l’entrée dans le secteur pour les personnes en reconversion professionnelle, dont Parcours ACTIFS accompagne spécifiquement l’orientation et la préparation.

Des évolutions de carrière :

L’entrée dans le secteur ne fige pas la carrière. Les passerelles entre métiers sont nombreuses, souvent facilitées par des allègements de formation. Un accompagnant éducatif et social peut ainsi évoluer vers le métier de moniteur-éducateur, puis d’éducateur spécialisé ; un auxiliaire de puériculture vers celui d’éducateur de jeunes enfants ; un aide-soignant peut évoluer vers le métier d’infirmier via une formation en institut de formation en soins infirmiers (IFSI), avec des allègements possibles au titre de l’expérience acquise.

Ces évolutions sont soutenues par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), dispositif encadré par le Code du travail qui permet à un professionnel de faire valoir ses compétences acquises en poste pour obtenir un diplôme, sans nécessairement suivre une formation complète. La VAE est particulièrement pertinente dans un secteur où les compétences se forgent largement dans la pratique.

L’évolution peut également être horizontale. Un même métier se pratique très différemment selon le type de structure, le public accompagné ou le mode d’organisation : passer d’un IME à un ESAT, d’un CHRS à une résidence sociale, d’un EHPAD à un SSIAD, c’est se confronter à de nouveaux fonctionnements, de nouveaux publics et de nouveaux enjeux professionnels. Cette diversité offre la possibilité de renouveler sa pratique tout au long de sa carrière.

Enfin, avec l’expérience et une formation complémentaire, ces métiers peuvent ouvrir sur des postes de coordination : coordinateur de projet ou d’équipe, responsable de secteur en service d’aide à domicile, référent thématique dans un établissement (par exemple référent bientraitance ou référent handicap).

Des conditions qui s’améliorent :

Historiquement, les métiers du social et du médico-social ont souffert d’une sous-valorisation, tant salariale que symbolique. Cette situation évolue. Les accords du Ségur de la santé, signés en juillet 2020, et les négociations qui en ont découlé ont permis des revalorisations salariales significatives pour de nombreux professionnels, notamment ceux exerçant en établissement. Des efforts sont également conduits sur les conditions de travail, la reconnaissance publique de ces métiers et l’accompagnement à la formation, avec des aides financières et des dispositifs d’alternance qui facilitent l’entrée dans le secteur.

Ces évolutions ne suppriment pas les difficultés qui restent réelles, telles que la charge émotionnelle et physique, ou les contraintes horaires dans certaines structures et à certains postes (soirées, week-ends, coupures). C’est aussi pour anticiper ces réalités que Parcours ACTIFS propose une préparation qui associe apports théoriques et immersion, afin que l’engagement dans un métier repose sur une connaissance concrète et éclairée du terrain.

Ce panorama a montré la richesse d’un secteur qui recouvre des publics, des métiers et des cadres d’exercice très divers. Il a également montré que ces métiers, quels qu’ils soient, reposent sur des attendus communs : une posture relationnelle exigeante, des compétences professionnelles transversales et un engagement dans un cadre déontologique clair.

L’engagement dans l’un de ces métiers ne s’improvise pas. Il suppose un choix informé, préparé, et confronté aussi tôt que possible à la réalité du terrain. C’est cette confrontation avec le terrain, autant que la maîtrise des savoirs, qui fonde la solidité d’un projet professionnel et prévient les désillusions.

Parcours ACTIFS est un organisme de formation qui accompagne les personnes en reconversion ou en projet d’entrée dans les métiers du social et du médico-social. Notre proposition articule trois dimensions : l’acquisition des fondamentaux du secteur, l’immersion en établissement selon le modèle de l’AFEST (Action de Formation En Situation de Travail), et un suivi personnalisé sur 12 mois pour accompagner l’insertion professionnelle. Ce format vise à ce que chaque entrée dans un métier repose sur une connaissance concrète et éclairée du terrain, une posture professionnelle construite et un engagement pris en toute conscience.

Vous avez lu cet article parce qu’un de ces métiers vous a interpellé, ou parce que vous cherchez à mieux comprendre le secteur avant de vous engager. Nous vous invitons à prendre contact avec nous pour un premier échange. Ensemble, nous pourrons examiner votre projet, où vous en êtes, et comment nous pouvons vous accompagner.

Bibliographie

Documentation principale :

Textes législatifs et réglementaires cités :

  • Code de l’action sociale et des familles, articles L. 214-1 et suivants (politique d’accueil du jeune enfant).
  • Code de l’action sociale et des familles, article L. 112-3 (protection de l’enfance).
  • Loi n° 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions.
  • Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
  • Loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.
  • Loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.
  • Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel (cadre légal de l’AFEST).
  • Code du travail, articles L. 6313-2 (AFEST) et L. 6411-1 et suivants (VAE).

Décrets et arrêtés sur les diplômes cités :

  • Décret n° 2016-74 du 29 janvier 2016 relatif au Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES).
  • Arrêté du 23 juin 2010 relatif à la formation d’Assistant de Soins en Gérontologie (ASG).
  • Arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation d’Aide-Soignant (DEAS) et d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP).
  • Accords du Ségur de la santé, signés le 13 juillet 2020.

Certifications professionnelles :

  • France Compétences, Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) : https://www.francecompetences.fr, pour l’ensemble des diplômes et titres professionnels cités : DEAES, DEAS, DEAP, DEEJE, DEME, DETISF, DEES, DEETS, DEASS, DECESF, CAP AEPE, TP Conseiller en insertion professionnelle, TP Médiateur social accès aux droits et services.

Retour en haut